 |
| Astria
,
le 1% logement à votre service ... |
|
|
|
|
|
|
|
|
Vous êtes signataires
d'un contrat de PACS et envisagez d'acheter votre résidence principale
commune
Vous avez intérêt
à organiser l'acquisition de votre logement pour éviter les déconvenues
qui pourraient entraîner la nécessité de vendre, au décès de l'un d'entre
vous ou en cas de séparation. Les précautions sont d'autant plus
importantes que vous avez des enfants avec votre partenaire et/ou d'une
autre union.
Vous devez opérer un
choix délicat en fonction des incidences fiscales et des personnes que
vous cherchez à protéger en priorité, particulièrement au décès de l'un
d'entre vous : les enfants ou le partenaire survivant. Prenez
conseil auprès d'un notaire : il vous aidera à déterminer la solution la
mieux adaptée sur le plan juridique et fiscal. Et n'hésitez pas également à
prendre conseil auprès de votre ADIL (www.anil.org)
Vous acheter ensemble :
Un seul partenaire
achète :
Les
aides au logement
> Vous achetez en indivision :
Votre logement est
présumé indivis par moitié si l'acte d'acquisition n'en décide pas
autrement.
-
Vous êtes
solidaires pour les dépenses relatives au logement commun : notamment,
abonnements divers (eau, gaz, électricité…) prime d'assurance et taxe
d'habitation. De même, vous serez solidaires pour le paiement des
charges de copropriété.
-
Si vous empruntez pour financer l'achat,
vous êtes solidaires pour le remboursement du prêt, que vous empruntiez
seul ou à deux. Chacun d'entre vous est totalement engagé vis-à-vis de
l'établissement de crédit pour le montant total du prêt. Veillez à ce
que la répartition qui figure dans l'acte de vente corresponde à la
contribution de chacun d'entre vous au financement du
logement.
-
Cette solidarité ne cesse qu'en cas de dénonciation ou
d'extinction du PACS.
Date de résiliation ou d'extinction du PACS
-
Si les
partenaires décident d'un commun accord de mettre fin au PACS, il
prend fin dès la mention en marge de l'acte initial, de la
déclaration conjointe remise au greffe du tribunal d'instance du
lieu de résidence de l'un des partenaires.
-
Si un seul
des partenaires décide de mettre fin au PACS ou de se marier, le
PACS prend fin 3 mois après la signification à l'autre de cette
décision ou à la date du mariage.
-
En cas de
décès de l'un des partenaires, le PACS prend fin à la date de
celui-ci.
-
Vous ne pouvez
vendre ni prendre une décision concernant le logement sans l'accord de
l'autre : par exemple, si le logement est situé dans une copropriété,
vous devez vous mettre d'accord sur celui qui aura pouvoir de voter en
assemblée générale.
-
Si l'un d'entre
vous veut mettre un terme à l'indivision et demande le partage, l'autre
ne peut pas le refuser. En cas de refus, il est nécessaire de recourir
au tribunal.
-
Vous pouvez
passer une convention d'indivision entre vous Etablie par acte
notarié, dans l'acte d'acquisition ou séparément, elle prévoit les
modalités de gestion de l'indivision et la situation en cas de
séparation ou de décès. La convention peut être établie pour une
durée déterminée, dans la limite de 5 ans maximum, renouvelable d'un
commun accord, ou pour une durée indéterminée.
Elle peut prévoir : - la désignation de
l'un des indivisaires comme gérant ou bénéficiaire du droit de vote à
l'assemblée des copropriétaires ; - au décès de l'un, la faculté
d'acquisition par le survivant de la quote-part du défunt.
retour
> Au décès de
l'un d'entre vous :
-
En l'absence de
convention, l'autre n'a aucun droit sur l'héritage : ce sont les
héritiers du partenaire décédé qui deviennent propriétaires de sa part ;
le survivant sera donc en indivision avec eux. Pour éviter, en cas de
conflit, d'être dans l'obligation de vendre le logement, vous et votre
partenaire pouvez vous léguer chacun par testament, l'usufruit de votre
part. Le coût de l'opération est moins élevé qu'entre concubins,
puisque le partenaire survivant bénéficie d'un abattement.
Renseignez-vous auprès d'un notaire. Le PACS doit avoir deux ans
d'existence à la date de la donation pour bénéficier de ce régime
fiscal.
-
Si vous avez
établi une convention, elle peut prévoir qu'au décès de l'un, le
survivant pourra acquérir la quote-part du défunt (en usufruit ou en
nue-propriété) et que la gérance sera confiée au
survivant. Pour financer l'acquisition, renseignez-vous sur
les avantages que pourrait présenter, dans votre cas, un contrat
d'assurance-vie.
-
Dans tous
les cas, le partenaire survivant peut demander l'attribution
préférentielle du logement.
retour
> En cas de séparation :
-
Vous êtes d'accord
pour vendre le logement: comme en droit commun, vous vous partagez le
prix, proportionnellement à vos quotes-parts respectives. Celui qui
désire conserver l'immeuble a un droit de priorité pour racheter la part
de l'autre. Vous pouvez aussi décider de maintenir l'indivision et
convenir que l'un d'entre vous restera dans les lieux en contrepartie
d'une indemnité dont vous fixerez ensemble le
montant.
-
Vous
n'arrivez pas à vous mettre d'accord :
-
En
l'absence de convention d'indivision, c'est le tribunal de grande
instance qui ordonne le partage ou la poursuite de l'indivision
pendant deux ans maximum.
-
Si vous
avez passé une convention d'indivision :
- à durée déterminée : vous êtes
théoriquement liés jusqu'à son expiration ; celui d'entre vous qui
désire un partage immédiat peut exceptionnellement demander au juge de
mettre fin à la convention de façon anticipée ; - à durée
indéterminée : le partage peut alors être provoqué plus
facilement, à tout moment pourvu que ce ne soit pas de mauvaise foi ou
à contretemps. Dans tous les cas, vous pouvez demander l'attribution
préférentielle du logement.
retour
Un seul partenaire achète
Un seul signe l'acte
d'acquisition. Le logement est présumé indivis par moitié. Toutefois,
l'acte d'acquisition peut prévoir que le logement appartient à un seul des
partenaires.
-
Si le partenaire
qui signe souhaite acheter en son nom personnel, il doit clairement
manifester cette volonté dans l'acte d'acquisition.
-
S'il
n'indique pas dans l'acte d'acquisition qu'il entend acheter
personnellement, le logement sera présumé indivis par moitié.
> Vous êtes
solidaires pour les dépenses relatives au logement commun :
- abonnements
divers (eau, gaz, électricité…) prime d'assurance et taxe d'habitation.
De même, vous serez solidaires pour le paiement des charges de
copropriété. Cette
solidarité ne cesse qu'en cas de dénonciation ou d'extinction du PACS
(cf. § date de résiliation ou d'extinction du PACS).
retour
> En cas de décès ou de
séparation :
-
Si le bien
est présumé indivis (en l'absence de précision dans l'acte
d'acquisition), les conséquences sont identiques à celles d'un bien
acquis ensemble, par les deux partenaires.
-
Si le bien
appartient à un seul des partenaires, l'autre n'est protégé par aucun
statut : il est sans droit ni titre sur le logement et pourra être
expulsé.
Prenez conseil
auprès d'un notaire : il évoquera avec vous d'autres modes d'acquisition
(tontine, achat en SCI…) et vous aidera à déterminer la solution la mieux
adaptée sur le plan juridique et fiscal.
retour
Les Aides au Logement
Les partenaires peuvent bénéficier
de l'allocation logement ou de l'aide personnalisée au logement dans
les mêmes conditions qu'un couple marié : leurs deux revenus sont
pris en compte pour évaluer le montant de l'allocation logement à
laquelle ils ont éventuellement droit.
Pour financer l'acquisition, renseignez-vous sur les
avantages que pourrait présenter, dans votre cas, un contrat
d'assurance-vie.
retour
|